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années 90

John Shaffner, c’est LE créateur des décors de tes séries préférées.

Tous les décors de friends, c’est moi.

De « Friends » à « The Big Bang Theory », en passant par « Mon oncle Charlie », John Shaffner a conçu les lieux et décors de nos séries préférées. Pour i-D, il en raconte les coulisses.

Il arrive parfois que l’on prenne la mesure du temps qui passe à l’aune des séries avec lesquelles on a grandi. Certaines font office de refuge : on les regarde pour la vingtième fois et rien n’y fait, l’addiction est toujours la même et le sentiment de réconfort, intact. Friends fait partie de ses séries éternelles dont les personnages et les décors nous seront toujours familiers, même 20 ans après. Le violet des murs de l’appartement de Monica, les mugs et les fauteuils du Central Perk ou le baby-foot de Chandler et Joey… Un décor mythique dont le créateur, John Shaffner, aujourd’hui âgé de 66 ans, nous livre les secrets.

Que faisiez-vous avant d’être chef décorateur ?
J’ai suivi un parcours très classique. J’ai étudié le design et la scénographie à l’université de Pittsburgh en Pennsylvanie. J’ai ensuite travaillé dans le milieu du théâtre à Seattle, puis à Manhattan durant quelques années. Ensuite, j’ai eu pas mal de chance : j’ai pu travailler sur les décors des spectacles de David Copperfield, faire mes armes sur la série Les craquantes – le sofa est une de mes idées – et rencontrer des réalisateurs qui ont su me faire confiance. Puis j’ai emménagé à Los Angeles. Il était plus simple de trouver du boulot là-bas. C’était la grande époque des talk-shows, des performances musicales, des cérémonies de récompenses et des sitcoms. Ces émissions devenaient de plus en plus populaires. Même si je n’avais pas spécialement envie de partir de New York, je savais au fond que ma place était au cœur de l’industrie hollywoodienne.

Qu’est-ce qui caractérise un bon designer selon vous ?
Traditionnellement, pour définir mon métier, je dis que je suis la personne qui a la chance de lire un script avant tout le monde, parfois même avant le réalisateur. Mais c’est évidemment bien plus que ça. C’est un vrai travail d’équipe, on est en collaboration permanente avec l’ensemble des personnes impliquées dans la réalisation et la production d’une série ou d’un film. Pour Friends, j’ai tout imaginé : l’appartement de Monica et Rachel, l’étage auquel il se trouve, le type de fenêtres qu’il conviendrait d’avoir, la couleur des murs, etc. Pour pouvoir imaginer tout ça, il faut se familiariser avec le ton de la série, son humour, les envies des réalisateurs. La définition simple, ce serait donc de dire que je donne vie à un projet, je créé un cadre, un environnement. Même si, bien évidemment, je ne suis pas seul : aujourd’hui, j’ai tout une équipe avec moi qui retranscrit mes idées et avec qui j’échange beaucoup.

Considérez-vous Friends comme votre plus grand chef-d’oeuvre ?
J’aime tous mes projets, mais c’est vrai que Friends m’a amené de la reconnaissance. D’autant que j’étais là dès le pilote, quand la série s’appelait encore Friends Like Us. Je me souviens encore avoir aperçu Matt LeBlanc et m’être dit : « Ce jeune homme ne sait pas encore que sa vie est sur le point de changer à tout jamais » ! Comme vous le savez, ça n’a pas manqué. Personnellement, je dois dire que mon expérience new-yorkaise m’a beaucoup aidé. L’appartement de Monica et Rachel est en grande partie inspiré de celui que j’habitais à Manhattan, à la différence près que la salle de bain était jusque à côté de ma chambre.

Il fallait que le décor soit à l’image du New York de l’époque ?
Bien sûr ! Les réalisateurs de la série, David Crane et Marta Saufman, vivaient à New York à la fin des années 1970, et je pense qu’on avait tous les trois une idée assez précise de la façon dont on voulait représenter la ville. On a donc trouvé plusieurs astuces pour en donner une image à la fois cool et authentique : étant donné qu’il fallait un appartement un peu cheap, on a décidé de le placer au sixième étage d’un immeuble sans ascenseur. Pareil : il y avait six acteurs à faire tourner dans chaque épisode, il fallait donc un lieu dans lequel ils puissent tous se retrouver. C’est pourquoi l’appartement de Monica et le Central Perk ont été essentiels à l’imagerie de Friends.


La suite de l’article sur la site i-d-vice.com

Affronte tes peurs avec ce quizz JURASSIC PARK!

Échappe au vélociraptor en faisant un 10/10 à ce quiz sur Jurassic Park !

T’as pas peur des dinosaures, même ceux qui dévorent des chèvres en trois secondes ? Viens tester tes connaissances en réussissant à répondre correctement à toutes les questions de ce quiz !

https://www.melty.fr/echappe-au-velociraptor-en-faisant-un-10-10-a-ce-quiz-sur-jurassic-park-qcm6716.html

Un des meilleurs tests au monde!!!

Envoi tes résultats sois pas timide 😉

MERCI Melty

Bye bye Monsieur Super Mario.

Nintendo : le « vrai » Super Mario est décédé à 84 ans

« Super » Mario Segale, l’hommage d’affaires américain ayant inspiré le nom du personnage culte de Nintendo, n’est plus.

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Depuis le site Presse-citron

Super-Mario-Bros

Le vrai Super Mario n’est plus

Au tout début des années 1980, un certain Mario Segale loue un entrepôt au géant nippon Nintendo, alors en quête d’un tout nouveau marché : le jeu vidéo. La division américaine de Nintendo utilise alors l’entrepôt loué par Mario Segale pour y stocker notamment des bornes d’arcade du jeu Donkey Kong. Un titre dans lequel un plombier moustachu, Jumpman, doit venir à bout d’un gorille géant pour sauver sa bien-aimée.

En retard sur ses paiements, Nintendo négocie un délai avec Segale et évite de justesse l’expulsion. Rapidement, la borne Donkey Kong est un carton, et Nintendo parvient enfin à remplir ses caisses et régler ses dettes à l’homme d’affaires américain.

Selon la légende, afin de remercier Mario Segale de sa bienveillance, Nintendo, qui lance alors en 1985 un tout nouveau jeu sur NES, décide de rebaptiser son héros Jumpman en… Super Mario. Quelques années plus tard, ce même Mario Segale déclarera ironiquement au Seattle Times attendre toujours ses royalties… Le 27 octobre dernier, « Super » Mario Segale s’est éteint chez lui, à Tukwila, à l’âge de 84 ans.

Mario pics @vitadigitale.corriere

Avant/après; Les top modèles des années 90. Toujours au top!

SUPERMODELS DES ANNÉES 90 : UN AVANT/APRÈS DES LÉGENDES DE LA MODE

 

Elles ont été l’idole de plusieurs générations, surmédiatisées et toujours à la pointe de la mode. En couverture des plus grands magazines ou présentes aux plus grands défilés, les supermodels ont marqué le public pendant plus de 20 ans et font toujours parler d’elles aujourd’hui. Mais, savez-vous à quoi elles ressemblent aujourd’hui ?

1. Linda Evangelista

2. Christy Turlington

3. Cindy Crawford

4. Kate Moss

5. Naomi Campbell

7. Claudia Schiffer

15. Gisele Bündchen

 

par Leïla Poleszczuk

Plus de top par ici –> Un article de so-gentleman.be

Bientôt le 666ème épisode des Simpson!

Les Simpson célébreront bientôt leur 666e épisode avec un Horror Show diabolique

Depuis le site Konbini

Le diable s’invite à Springfield pour un événement très spécial.

© Fox

Chaque année depuis la saison 2, Les Simpson nous font frissonner pendant la période d’Halloween avec le “Treehouse of Horror”, ou “Horror Show” par chez nous. Il s’agit d’un triptyque d’épisodes dédiés aux œuvres classiques du genre, où la petite famille de Springfield se retrouve embarquée dans des aventures flippantes et surnaturelles. La saison 30, en cours de diffusion sur la Fox outre-Atlantique, ne dérogera pas à la règle avec des clins d’œil à Jurassic ParkL’Invasion des profanateurs ou encore Les Trois Visages d’Ève. Mais ce n’est pas tout, car la saison 31 accueillera un événement encore plus unique.

En effet, au vu de la longévité exceptionnelle de la série animée, Les Simpson atteindront en 2019 et avec leur prochaine saison les 666 épisodes, pile sur le mois d’octobre. Le chiffre du diable sera l’occasion pour le showrunner Al Jean de concocter un nouveau “Horror Show” très particulier. Après avoir transformé Ned Flanders en zombie, démon ou en Big Brother, que nous réservent les scénaristes ? Eh bien, on l’ignore encore, mais Al Jean assure à The Wrap que Matt Groening et son équipe avaient “tout prévu depuis 1989”, l’année où le show a été diffusé pour la première fois.

Officiellement, la Fox n’a pas encore renouvelé Les Simpson pour une 31e saison. Toutefois, on ne voit pas pourquoi le network mettrait maintenant un terme à la série la plus populaire de son histoire. Et puis, ça ne serait pas une très bonne idée de contrarier Satan, par ailleurs apparu plusieurs fois dans les précédents “Horror Show”. Dernièrement, il avait été doublé par l’auteur et biologiste Richard Dawkins, même si la version Ned Flanders reste incontestablement la meilleure.

Les trois épisodes “Treehouse of Horror XXIX” des Simpson seront diffusés le 21 octobre prochain sur la Fox outre-Atlantique.

Un test sur les séries des années 80 et 90! On surlike!

TEST : Découvrez si vous êtes vraiment incollable sur les séries des années 90

Par Salomé Baudino
Vous connaissez vos gammes, vos tables de multiplications, et les vestiges de quelques poèmes baudelairiens appris en primaire. Certains d’entre vous ont fait 5 années de médecine, d’autres ont passé des nuits blanches devant le Code Civil —et c’est bien joli, mais, connaissez-vous sur le bout des doigts vos séries cultes des années 90 ?

Attention, coup de vieux imminent.

PS; Envoi tes résultats sur notre publication Facebook

Il y a 25 ans déjà. Nirvana + In Utero = Merci.

In Utero de Nirvana a 25 ans : chronique d’un disque iconique

À l’occasion des 25 ans du classique In Utero, Konbini revient sur la genèse d’un disque iconique, meilleur symbole de la dualité de Kurt Cobain : un équilibre précaire entre provoc’ adolescente et pression mainstream.

Vu d’ici, 1991 est une drôle d’époque pour l’industrie musicale. C’est l’année où Michael Jackson signe un deal d’un milliard de dollars avec Sony ; celle aussi où, après avoir déclaré publiquement qu’il est atteint du sida, Freddie Mercury décède le lendemain, à 45 ans ; c’est celle de l’avènement de “Bouge de là”, premier véritable succès du rap français, signé d’un certain MC Solaar… et surtout l’année où les kids du monde entier s’abandonnent à un riff magnétique et entêtant, celui d’un morceau d’une simplicité désarmante : “Smells Like Teen Spirit”.

Sorti sur DGC, nouveau label de David Geffen consacré aux artistes “alternatifs” de son répertoire (Sonic Youth, Nymphs, Teenage Fanclub…), le single du groupe Nirvana, un petit trio d’Aberdeen, dans la banlieue de Seattle, récemment arraché au label Sub Pop, devient en quelques semaines l’hymne total de sa génération : il séduit autant la jeunesse attirée par la pop de Madonna, que le punk de Henry Rollins, ou encore le hard FM de Guns N’ Roses (tiens, un autre groupe Geffen Records), des clans jusqu’alors irréconciliables.

(Photo by Paul Bergen/Redferns/Getty Images)

États-Unis, Allemagne, Danemark, Grande-Bretagne, Italie, Suède, France… Le succès est gigantesque, colossal, inattendu. Nirvana cartonne sur tous les plus gros marchés de la planète. C’est à la fois le début de la consécration – et le premier clou planté dans le cercueil de sa mort annoncée.

Avec une centaine de concerts sur cinq continents et 5 millions d’exemplaires de l’album Nevermindvendus en quelques petits mois, ces trois petits marginaux de province sont soudainement devenus le groupe de rock le plus scruté du pays d’Elvis Presley. En fait, le succès est si inattendu que le groupe n’y est absolument pas préparé et peine à encaisser les effets secondaires.

Encore jeunes, (Dave Grohl a 22 ans, Kurt Cobain 25, Krist Novoselic 27), les membres de Nirvana tombent dans les pièges classiques tendus par le show-business : excès d’alcool et vie de débauche entament leur santé et leur amitié… Très vite, l’odeur du sang attire la presse à scandale, qui se repaît de leur rivalité avec Pearl Jam et scrute de près la relation qu’entretient Kurt Cobain avec Courtney Love, flairant là les John et Yoko de son époque. Plus inquiétant, on parle d’une possible addiction de Kurt pour l’héroïne.

La patte Steve Albini

Une chose est sûre, gérer la pression du succès est chose difficile pour le groupe. Jack Endino, le producteur de leur premier album Bleach, qui les côtoie encore, raconte sans rire qu’à bout, Kurt pourrait étrangler la prochaine personne qui le prendra en photo sans son consentement dans la rue. Hum. Nous sommes à l’été 1992 et Kurt Cobain s’active déjà pour préparer le successeur de Nevermind.

Nirvana décide que pour son prochain album, il reviendra au son brut de ses années Sub Pop. Grand admirateur de Pixies (“J’aurais dû être dans ce groupe”, déclare-t-il sans filtre, comme d’habitude, dans une interview), et particulièrement de leur premier album Surfer Rosa, il veut surtout trancher avec le son de Nevermind qu’il juge trop propret.

Steve Albini (Photo by Paul Natkin/Getty Images)

Nirvana décide d’employer les services de son producteur, Steve Albini. Après avoir capté sur bandes les disques de groupes comme Slint, Jesus Lizard, Tad, ou encore son propre projet Big Black, il s’est taillé une réputation d’homme de studio intransigeant, ingénieux et doué.

C’est lui par exemple qui aura l’idée d’enregistrer dans une salle de bains les chœurs de Kim Deal pour le morceau “Where Is My Mind?” ou de filtrer la voix de Franck Black à travers… un ampli de guitare pour le titre “Something Against You”. Bref, Steve Albini n’est pas un producteur comme les autres et le label s’inquiète d’un autosabordage organisé par le groupe lui-même.

Sur la demande d’Albini, qui accepte de travailler avec eux malgré leur statut de groupe de rock alternatif le plus lucratif du monde, ils se retrouvent à Cannon Falls, petite ville rurale du Minnesota d’un peu moins de 4 000 habitants, afin d’enregistrer le successeur de Nevermind au sein des tout jeunes Pachyderm Studios.

Détail technique : le lieu dispose d’une console Neve 8068, soit la même machine utilisée aux studios Electric Lady de Jimi Hendrix à Greenwich Village. Mais si Steve Albini choisit un tel lieu c’est avant tout pour garder au loin les représentants de DGC Records et leurs critiques sur ses méthodes de travail tout en contraintes qui privilégient les prises de son “brutes” aux arrangements taillés pour les radios qu’on est en droit d’attendre pour un disque dont l’enregistrement est estimé à 180 000 dollars.

“Les doigts dans le nez”

Le studio est réservé pour deux semaines à partir de février 1993 et l’équipe se met au travail. Mais les sessions sont si efficaces que l’enregistrement est achevé en six jours seulement.”C’était l’enregistrement le plus facile qu’on ait jamais eu à faire, les doigts dans le nez”, déclare Kurt Cobain peu après. Signe que le travail a été aisé, il enregistrera également 80 % de ses parties vocales en une seule journée de sept heures de travail. Et si par hasard vous vous posiez la question : oui, c’est très rapide.

Malgré des caractères bien trempés de part et d’autre, les membres du groupe et Steve Albini se retrouvent sur la même longueur d’onde. Réputé exigeant, l’homme de studio déclarera plus tard dans l’ouvrage Come as You Are : The Story of Nirvana, de Michael Azerrad, que Kurt Cobain savait à ce moment-là naturellement reconnaître un bon enregistrement d’un mauvais, le cantonnant presque exclusivement à un job d’ingénieur du son – et, de facto, pas de véritable producteur du disque. Une idée de Kurt bien éloignée de son image d’adolescent au talent candide véhiculée par les médias…

Mais le groupe n’a pas perdu son humour noir en cours de route et l’album doit dans un premier temps s’intituler I Hate Myself and I Want To Die. Un titre en forme de blague que le groupe abandonne finalement au profit d’In Utero. Pourquoi ? “On savait que les gens ne comprendraient pas et prendraient ça trop au sérieux”, confie Kurt Cobain à Rolling Stone dans une interview.

Malgré une période émotionnellement compliquée pour Nirvana, sans doute exprimée par la violence de riffs rageurs comme celui “Scentless Apprentice”, ou encore un goût toujours prononcé pour le minimalisme harmonique (“Rape Me”, “Serve The Servants”…) qu’il partage avec Steve Albini, In Utero montre une facette curieusement mélodique, voire sereine de Nirvana.

Comme Cobain l’avait prédit, l’album oscille entre quasi-pop songs et punk rock sans concession… mais ce n’est pas tout à fait la déclaration de guerre au monde moderne à laquelle on aurait pu s’attendre de la part de Nirvana :

“La seule raison pour laquelle j’aurais sorti un album délibérément cru et agressif aurait été pour emmerder les gens et de me débarrasser de la moitié de notre public ou plus […] Après toutes les saloperies que j’ai lues sur moi et surtout sur ma femme l’année dernière, j’aurais pu sortir un album vraiment haineux”, dit-il au magazine Circus.

Le groupe en plein doute

Or une fois terminé, l’enregistrement déçoit. La première écoute que Kurt Cobain fait chez lui ne lui procure “aucune émotion”, comme il le confie au journaliste de Circus. Il n’est pas seul à se sentir insatisfait, et chez DGC c’est carrément la panique : “Je n’aime pas l’album : il sonne comme de la merde, il y a beaucoup trop d’effets sur la batterie et on n’entend pas les voix”, annonce à Kurt Cobain un directeur artistique, qui critique également à demi-mot la qualité de composition ou bien les paroles – imputables à Kurt Cobain, pour le coup.

La crainte de DGC est claire : le disque risque de ne pas trouver son public. Les cadres du label font comprendre qu’ils aimeraient que le groupe réenregistre… ou, au moins, retouche les mixs. Des articles dans le Chicago Tribune ou Newsweek font monter la mayonnaise du conflit entre Albini et DGC, faisant passer le producteur pour “le mec qui a bousillé le nouvel album de Nirvana”. Stupeur et absurdité dans le petit microcosme du rock alternatif. Sous pression, Kurt, Chris et Dave passent trois semaines à écouter l’album tous les soirs afin de déterminer ce qui cloche avec In Utero… et après avoir rechigné, ils s’inclinent.

Contre l’avis de Steve Albini, le groupe appelle alors Scott Litt, le producteur du très remarqué Automatic for the People de R.E.M., et lui demande de remixer ses deux titres favoris : “Heart Shaped Box” et “All Apologies”.

Mais il booste également la basse et les voix au mastering, supprime un solo de guitare gavé d’effets et de feedback voulu par Cobain et Albini sur “Heart Shaped Box”, et liquide le titre “I Hate Myself and I Want To Die”. Le résultat apparaît enfin convaincant aux oreilles des membres du groupe… et de Geffen. Sans surprise, Albini se sent trahi.

Le disque le plus attendu de l’année sort le 13 septembre 1993 au Royaume-Uni et le 21 aux États-Unis. Aux oreilles des fans et des critiques de l’époque, In Utero intrigue : il n’est ni tout à fait le brûlot antisystème promis par Cobain ; mais il n’est pas non ce blanc-seing offert à l’industrie du disque au nom du succès et des ventes de disques…

Les critiques sont désarçonnés : Entertainment Weekly vante les talents de songwriter de Cobain, mais semble presque regretter l’interprétation ravageuse de Nirvana, jouissive mais radicale ; de son côté, le LA Times se rassure que la patte d’Albini, connu pour ce son si rêche et métallique n’ait pas transformé l’album en “un bordel atonal” comme beaucoup l’auraient cru ; c’est peut-être le Timesqui se révèle le plus visionnaire, applaudissant que le groupe ne soit pas devenu mainstream, “mais qu’une fois de plus, c’est le maintream qui deviendra Nirvana.” Kurt Cobain se suicide le 5 avril 1994 dans sa maison de Seattle. Il ne saura jamais l’impact phénoménal qu’il laissera à tout jamais sur la musique pop.

Denver quoi… Le dernier dinosaure, le seul, l’unique.

Juste pour le plaisir et le souvenir de Denver, le dernier Dinosaure.

Denver le dernier dinosaure
C’est mon ami et bien plus encore
Denver le dernier dinosaure
Vient d’un monde jamais vu encoreVenu de la torride et ancienne jungle
C’est le plus gentil de tous les animaux 

Denver le dernier dinosaure
C’est mon ami et bien plus encore
Denver le dernier dinosaure
Vient d’un monde jamais vu encore

Partout où nous allons les gens sont sidérés
De se trouver nez à nez avec un grand dino
Depuis la nuit des temps jusque sous les projecteurs
Il met dans notre vie un peu plus de bonheur

Denver le dernier dinosaure
C’est mon ami et bien plus encore

 

 Denver le dernier dinosaure

Vient d’un monde jamais vu encore

Avant tout était gris les jours étaient si tristes
Mais tout a changé quand il est arrivé

Denver le dernier dinosaure
C’est mon ami et bien plus encore
Denver le dernier dinosaure
Vient d’un monde jamais vu encore

Venu de la torride et ancienne jungle
C’est le plus gentil de tous les animaux
Depuis la nuit des temps jusque sous les projecteurs
Il met dans notre vie un peu plus de bonheur

(x2)
Denver le dernier dinosaure
C’est mon ami et bien plus encore
Denver le dernier dinosaure
Vient d’un monde jamais vu encore

Denver le dernier dinosaure
C’est mon ami et bien plus encore !

Le retour des Backstreet Boys!? OMG

Les Backstreet Boys pourraient sortir deux albums cette année

Cela risque de surprendre, mais oui : ils existent encore.

Si vous pensiez que les Backstreet Boys avaient arrêté la musique après leur plus grand tube, “I Want It That Way“, détrompez-vous. Ils fêtent cette année leurs 25 ans de carrière et viennent de sortir le clip de leur nouveau single.

Une longévité

“Les fans pourraient avoir deux albums cette année. Pour fêter notre anniversaire, nous avons prévu beaucoup de choses. Vous aurez droit à un 10e album avec du contenu totalement nouveau, et peut-être que vous trouverez quelques surprises sur un autre album, qui sait ? exceptionnelle quand on connaît le business carnassier qu’a été celui des boys bands, et que le groupe originaire de Floride compte bien célébrer en grandes pompes. Comme le rapporte Entertainment Weekly, les Backstreet Boys prévoiraient à cette occasion de sortir non pas un, mais deux albums avant la fin de l’année, en plus d’une tournée déjà prévue. Brian Littrell précise :

Une jolie manière de prouver qu’après 130 millions d’albums vendus à travers le monde, le boys band le plus vendeur de l’histoire continue de défier les codes de la pop américaine.

Hélène et les garçons, une sitcom trash comme jamais!

Sida, tentative de viol et battes de baseball : plongée dans le dark side d’« Hélène et les garçons »

L'école de la rue

© Baril Pascal/ABACA

Chaque mois, « Vanity Fair » revient sur un épisode culte de série. À l’honneur cette fois-ci, le final d’« Hélène et les garçons » dont la scène de bagarre vaut tous les nanars.

Au jeu du « ça se finit comment déjà ? », les fictions AB Productions en surprendraient plus d’un. D’Hélène et les garçons, par exemple, les enfants des années 90 se remémorent les virées interminables « à la cafet’ » et les confidences de chambre. Bref, les scènes plantées dans les quatre décors – n’oublions pas le garage à musique et la salle de sport – de ce monde parallèle où les examens et le travail n’existent pas. Ce dont les spectateurs se souviennent moins, en revanche, ce sont les bagarres, la drogue, le sida, et tous ces thèmes que la série a fini par aborder avec sa finesse d’anthologie. Bienvenue dans la face sombre d’Hélène et les garçons.

L’Odyssée du lisse

Après une apparition remarquée dans Premiers Baisers, le personnage d’Hélène a droit en 1992 à son propre spin-off. À la manière d’un Marvel prenant aujourd’hui d’assaut les salles de cinéma, l’univers partagé d’AB Productions fait alors les beaux jours de TF1 avec ses intrigues palpitantes : Hélène va-t-elle choisir Nicolas ou José ? Johanna finira-t-elle par se faire aimer par son Cri-Cri d’amour ? Les enfants s’émerveillent devant ces bluettes – la majorité des fans ont entre 4 et 14 ans -, tandis que leur post-soixante-huitard de parents sont outrés par autant de mièvrerie. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’inquiéter de la lobotomisation des jeunes (l’avenir leur prouvera le contraire, les trentenaires d’aujourd’hui étant tout à fait sains d’esprit), les médias aussi pointent du doigt ces séries « culcultes » déconnectées du réel. « Ils vont tout droit vers la réussite individuelle dans un monde sans guerre, sans parents emmerdeurs, sans drogue, sans sida, sans chômage, sans profs, sans extérieurs, sans banlieue, sans voyages, sans avenir », écrivait le mensuel Les lettres françaises en 1993. Le fond de commerce est sans conteste la sentimentalité : « Jean-Luc Azoulay était très inspiré par les années 60, les yéyés et la période pré-féministe », explique Dominique Pasquier, chercheuse au CNRS et auteure de La Culture des sentiments : l’expérience télévisuelle des adolescents.

Space cake et bad trip

Confronté à ces critiques, le co-fondateur d’AB Productions défend sa conception très particulière de la petite lucarne : « Il répondait à l’époque que les gens ne voulaient pas voir les problèmes de la vraie vie à la télévision », explique Alexis Houël, créateur du site La Sitcomologie. 200 épisodes de « m’aime-t-il ou pas ? » plus tard, le producteur revoit un peu sa copie et se prend pour Aaron Spelling. Les États-Unis ont eu la controversée première fois entre Brenda et Dylan dans Beverly Hills, la France, l’affaire du space cake d’Hélène. Archétype du producteur véreux aux cheveux gominés, Thomas Fava drogue en effet l’étudiante à son insu, après lui avoir fait du chantage affectif en révélant avoir le sida. Préoccupations sociétales et ambiance mièvre ne faisant pas bon ménage, on a droit à des perles du type : « Fais attention Nicolas, si tu me tapes, je vais saigner. Je te rappelle que je suis séropositif. »

Si Dominique Pasquier y voit une tentative de séduire un public plus âgé à des fins publicitaires, selon Alexis Houël, il s’agit plutôt d’un pied de nez aux détracteurs et à l’intelligentsia parisienne : « Jean-Luc Azoulay a toujours eu un côté très provocateur. Il avait utilisé une chanson des Musclés pour attaquer Antoine de Caunes et l’esprit Canal. Il avait conscience des réactions qu’il allait susciter avec cette intrigue. » En effet, c’en est trop pour TF1 qui préférait l’époque des gentils bécots sur le canapé et les scènes de ménage entre Johanna et Cri-Cri d’amour. La chaîne censure la diffusion française de ces épisodes, au grand dam des spectateurs : « Bien sûr que TF1 aurait dû diffuser les épisodes où Hélène était droguée. Ce n’est pas Dieu. Elle n’a pas que des qualités, elle a aussi des défauts », se plaindra dans Télé Star une lectrice très remontée, rappelle La Sitcomologie.

L’arc final – la tentative de viol sur la cleptomane Taxi par les membres d’un groupe de musique appelé Les Garçons – sera aussi sacrifié. Et pourtant, cet épisode est loin d’être une anomalie : « Elle subit ce qui arrive souvent aux filles de mauvaise vie dans les séries AB Productions. Avant elle, Nathalie (l’archétype de la peste et personnage féminin à la sexualité la plus affirmée, NDLR) aussi avait été victime d’une tentative de viol », affirme Alexis Houël. Ce qui lui vaudra d’ailleurs d’être culpabilisée par José : « Mais tu ne les aurais pas un peu provoqués ? », lance-t-il avant – quand même – de venger son honneur avec ses amis. Des hommes, des vrais.

Donner du poing

Dans Hélène et les garçons, les filles se doivent de ne pas être trop aguicheuses et de rêver au prince charmant dans leur chambre rose. Les mecs, eux, roulent des mécaniques et ne jurent que par la loi du talion. Accusé par Eric Zemmour en 2014 d’avoir contribué à « la féminisation de la société » avec ses sitcoms, Jean-Luc Azoulay niera dans Les Inrocks en prenant comme contre-exemple la propension de ses personnages à « se disputer » et à cogner leurs ennemis. Une façon pour les musiciens d’exprimer (grotesquement) leur virilité et, pour les scénaristes, de résoudre facilement un conflit avec un accès de rage et une guitare fracassée.

En apprenant l’agression de la jeune femme, Nicolas – qui a fait « l’école de la rue » – sort tout naturellement des battes de baseball de son placard, avant d’organiser un conseil de guerre avec ses acolytes : le rebelle – on le reconnaît à sa queue-de-cheval – brandit un poing américain, tandis que la mauviette – on la reconnaît à ses lunettes cassées – demande une arme moins lourde. Tout ce beau monde finit par se bagarrer avec le camp ennemi, bagarre qui consiste à se rouler par terre et à donner des coups-de-poing dans le vide, avant l’arrivée providentielle des filles… Et le happy end de rigueur – c’est connu, quelques cours de yoga suffisent à effacer le traumatisme d’une tentative de viol – permettant à la série de renouer avec son habituel optimisme.

Si « Le Dénouement » a été diffusé en Belgique et en Suisse, et n’est toujours pas disponible sur la chaîne YouTube des séries AB, les spectateurs français devront attendre le 5 août 2004 pour découvrir cette perle sur AB1. Quatre ans plus tard, la scène de la bagarre ressurgit sur le web comme seul vestige de ce chapitre improbable, faisant même l’objet d’un détournement sur un morceau de Justice.

Une anomalie à l’époque, mais qui sera annonciatrice de l’évolution des fictions AB Productions : prise d’otages et autres rebondissements abracadabrantesques sont aujourd’hui monnaie courante dans Les Mystères de l’amour. De la cafet’ à la thug life.

NORINE RAJA

Journaliste culture chez Vanity Fair.fr
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